Bienvenue à Saint-Jacut-Les-Pins

saint barnabÚLa chapelle Saint-Barnabé (XVIIIème siècle) , située à Couesnongle et de forme rectangulaire. Son clocheton est décalé vers l'Ouest. Isolée sur un plateau planté de pins, elle domine le marais de la Vacherie au bord de la route qui mène à Redon.

'est une Chapelle de Frairie. La Frairie est composée de Couesnongle, Laugarel, la Vacherie, la Grée de Couesnongle, la Grée Saint Barnabé, Caléon et Bel Air. On prie ici pour obtenir du beau temps. En 1509 on parle déjà d’elle : la seigneurie de Couesnongle ayant droit de prééminence. En 1689, le recteur Michel du Prat réclame des réparations. En 1742, des réparations urgentes sont effectuées par les fabriciens, elle est alors sous le fief du Vau de Quip. En 1789, sous la Révolution, l'Abbé Monnier y célébra la messe clandestinement. En 1793, le tocsin est sonné à deux reprises pour avertir de l’arrivée des bleus (républicains). En 1794, la cloche est descendue pour être fondue. En 1799, mariage dans la chapelle de Louis Coué de la Tremblaie par l'Abbé Monnier. Le 24 août 1828, on y place une cloche de 65 livres, elle est nommée Joséphine, Guillemette, Françoise. Le parrain est Joseph Guillaume Marquier, la marraine est Françoise Marquier. De 1835 à 1866, les élèves congrégationnistes de Saint Sauveur de Redon faisaient souvent une halte à la chapelle quand ils venaient à Saint Jacut. En 1950, rénovation du plafond, de la toiture, les murs sont blanchis : une kermesse est organisée pour participer aux frais. En 1979, les statues sont nettoyées par les femmes de la frairie et les hommes ont repeint la chapelle (la peinture ayant été offerte par Jean Poudelet, artisan). L'édifice abrite plusieurs statues : - Sainte Anne (la Vierge a été achetée à Lourdes par Angèle Loury). - Sainte Thérèse (offerte par Mme Sébillet, Angèle Chevalier et Marie Louise Crété). - Saint Barnabé, qui est conservé aujourd'hui à l’église paroissiale. Le retable est du début du XVIIIème siècle. Un tableau qui représente la Vierge de l’immaculée conception, copie d'une oeuvre du peintre espagnol « Murillo », date du XIXème siècle. La messe était dite à la Saint Barnabé, le 11 juin (jour de la Saint Barnabé). Les vêpres sont dites le dimanche le plus près du 26 juillet (Sainte Anne). Les sonneries, en particulier les glas (quand une personne de la frairie décédait) ont été faite par Angèle Chevalier, Mme Veuve Sébillet, Léonie Lemoine. Le bois des bancs a été donné par Mme Veuve Sébillet. Les rogations avaient lieu le lundi précédent le jeudi de l’ascension. La procession partait du bourg en chantant la litanie des Saints pour attirer la protection divine sur les biens de la terre et à l’arrivée une messe était dite. Les neuvaines étaient organisées pour guérir une personne atteinte de maladie grave. Toutes ces pratiques ont été abandonnées entre les années 1960-1965 (Sources : Chanoine Le Breton, Georges Leclerc, archives de la communauté, Léonie Lemoine) ;